26/06/2005

Bras balans...

Et quand la douleur lui fait tordre le corps

Quand la peur l’envahi au plus profond des pores

Quand les larmes viennent se loger insidieusement dans ses yeux

Qu’il prierait bien, lui AT, ce malheureux Bon Dieu

Toi tu te sens coupable…

Et quand ses cieux viennent se griser, s’assombrir

Quand seringue et perfusion l’empêche de dormir

Quand l’angoisse des traitements prend soudain le dessus

Quand le mot ‘rémission’ le plonge dans l’inconnu

Toi t’aimerais prendre sa place…

Et quand le mal lui ampute envie et espoir

Quand les calmants le laissent vagabonder au hasard

Quand l’amour pour seul guide lui permet d’avancer

Quand l’écriture devient son unique alliée

Toi tu te sens responsable….

Et quand l’injustice se voit outrageusement être reine

Quand c’est l’ombre de la mort qui coule dans ses veines

Quand fatalement ‘risques’ et ‘chances’ brutalement se confondent

Quand la rage et la haine se propagent comme des ondes

Toi tu deviens amorphe, de glace…

Et quand il vacille dans les affres de ce voyage en enfer

Quand le jour et la nuit n’ont que la même lumière

Quand le cœur le voudrait, que le corps ne suit pas

Quand tout ce qu’il ingurgite ne le fait pas avancer d’un pas

Toi tu te meurs…

Et tu t’en veux de le voir dans cet état

Tu te dis que peut être cette ‘gangrène’ vient de toi

Que cette mèche qui se consume pourrait dans peu s’éteindre

Et que toi tu es là, impuissante, dans la crainte

 

Tu gardes le sourire parce qu’il en a besoin

Mais tu fonds en sanglots une fois seule dans ton coin

Tu te veux de garder le moral et la force

Mais il commence à faire lourd le poids que t’endosses

 

Petite maman, tu n’as rien à te reprocher

On ne tombe pas malade parce qu’on la mérité

Il y a des voies toutes tracées immanquablement

Des choses qui nous échappent, nous laissant bras balans

 

Petite maman, je sais que tu rêves l’accalmie

Que comme moi t’es plongée dans de tristes insomnies

Mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir

C’est ce dont j’aimerais que tu te persuades

 

Petite maman, n’aie crainte, je prends bien soin de moi

Je ne compte pas laisser mon cœur s’arrêter comme ça

Je sais que tu es là, que tu m’aimes à n’en trouver les mots

Qu’à jamais je serai ton bébé, ton tout petit marmot

 

Petite maman,  ensemble, on vaincra tu le sais

Et même si loin de toi, tu es dans mes pensées

Peut être devrions nous laisser le passé devenir buvard

Qu’il absorbe les maux pour prendre un nouveau départ…




22:07 Écrit par Katy | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook |

23/06/2005

Bisous d'amour ou d'amitié... pourvu qu'on en donne...

Quand Babylou est "de bonne..." (comme elle aime le dire) tout le monde le sait !!!!!! Et qu'est ce que j'aime ça...
L'idée est superbe... je cautionne ! On n'a jamais assez de bisous... 
Pour ma part, j'embrasse tout ceux que j'aime... et à qui je ne le dis peut être pas assez souvent... peut-être...

 
         =>   http://bisouthon.skynetblogs.be





10:35 Écrit par Katy | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

21/06/2005

Fée du logis

J’attends… inlassablement j’attends…mais quoi ? Un signe, un geste, un je ne sais quoi de je ne sais qui, d’ici ou d’ailleurs… j’attends que l’on prenne ma vie en main peut-être, mais pourquoi ne pas la prendre en main moi-même ? Je l’ignore…

Voilà près d’un an que je suis déboussolée, perdue, que j’erre dans ce labyrinthe du cœur… si peu éclairé… aux murs où je me suis cognée cent fois, au sol d’où je me suis relevée malgré moi, cherchant en vain la sortie, la faille dans ces cloisons trop épaisses, le rayon de lumière qui m’indiquerait la fin… mais j’ai beau regarder, je ne vois rien…

Je marche, je cours, je vis à 200 à l’heure et puis je m’arrête… mais jamais je ne me pose…
Effrayée par demain, par la mort aussi, j’avance avec toujours un goût amer au palais… plus envie de recommencer plutôt besoin de commencer… mais commencer quoi ? Quand ? Et comment ? Trop de questions qui me hantent, trop de réponses qui me manquent…

J’aimerais moi aussi avoir droit à ma part de bonheur… mais qu’est ce que le bonheur ?

Il est tout et rien à la fois… fait de mille et une petites choses, visibles ou transparentes parfois… à portée de main sans doute, mais il manque ce chouïa, ce grain de sel qui fera la différence… alors j’erre en silence… et je pense…

Une année à me chercher, à me comprendre, à me découvrir, à m’étonner… une année parsemée de rencontres, très belles parfois…des gens qui ne feront pas que passer… des vrais, des tendres, des entiers… et puis d’autres rencontres, moins jolies, qui vous laissent dans l’effroi, qui vous renvoie à la case départ et vous laisse des traces éparses, des stigmates aussi hélas qui jamais ne pourront s’effacer…

Et voilà qu’apparaît un beau matin une fée, qui de ses mots magiques vient mettre du baume sur les plaies, qui vient tapisser les parois de mon cœur de ces papiers ‘longue durée’… elle sait décorer, elle sait agencer, elle sait dessiner et gommer, elle sait broder au fil de soi et elle brode de ses dix doigts… et elle brode des heures pour moi, pour me montrer que le bonheur ne tient qu’à un simple fil parfois…elle tente de me redonner confiance, de me montrer comme je peux être belle et attirante… et je picore,lentement mais sûrement, le sol jonché de cailloux que je prends puis rejette…et je suis debout aujourd’hui…c’est déjà ça… la tête hors de l’eau certes, mais tellement loin encore d’être moi…

Peut-être faut il que je bouge les meubles, que je secoue les tapis, que je laisse retomber la poussière pour aspirer et faire table rase du passé… peut-être devrais je me transformer en fée du logis pour nettoyer ce cœur et aérer cette tête… peut être mais je déteste faire le ménage… pourtant y en a marre… Est-ce que coucher ces mots sur le papier m’aidera cette fois encore ? Est-ce qu’en parler ‘publiquement’ me boostera ? Je n’en n’ai pas la moindre idée mais il ne m’en coûte rien d’essayer… juste pour oublier ce rétroviseur et croire à nouveau en moi… juste pour oublier ces heures qui tournent et cette mort devant moi…

J’ouvre les fenêtres et je laisse le vent entrer dans la pièce… je respire, puis je souris… elle est pas belle la vie ?



00:46 Écrit par Katy | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

17/06/2005

Une lueur de vainqueur

Et n’être rien… que de passage

Un chapitre avant que ne se tourne la page

Un flash, un aperçu, une ombre

Une parenthèse dans une phrase trop longue

N’être qu’une étoile filante… éphémère

Un grain de poussière au milieu d’une tempête

Une mise dans une partie de poker

Juste un jeu dont on ignore les règles

La vie c’est ça…

Juste une suite régulière de circonstances

Où nous ne sommes que des pions sans grande importance

Dans des cases prédestinées, on tente d’avancer

Croyant faire des choix et pensant décider

Mais tout n’est que le fruit du satané hasard

Celui-la même qui décide des naissances, des départs

Celui-la même qui sème des obstacles sur nos routes

Reste à trouver le but, s’il y en a un… et j’en doute

Je ne sais pas demain et ne peux lire dans l’avenir

Je voudrais le meilleur, je me prépare au pire

Tout est si précaire, fragile, inattendu

Que nos plus beaux projets sont un jour à la rue

Nos convictions se meurent comme passent les saisons

Nos idéaux s’envolent comme la fumée du charbon

Et bien que cette vie finalement nous échappe

On se doit de la vivre aussi douce que blafarde

On se doit de construire en béton, en acier

De se battre pour vaincre, être et exister

D’aimer du plus profond du cœur et de l’âme

De rêver même s’il ne reste parfois que des larmes

Parce que personne ne sait quand sonnera son heure

Et même si l’on savait il resterait une lueur…

D’espoir, de combativité, de rage, de vainqueur…




01:01 Écrit par Katy | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

12/06/2005

Quand on aime

Et si demain je n’étais plus

Que retiendront-ils de moi ?

Les mots d’un poète à ses heures perdues

Mes fous rires aux mille et un éclats

Les coups de gueule de mon caractère têtu

L’oreille attentive et la langue de bois

Ma sensibilité à fleur de peau que je cache malgré moi

 

Et si demain je n’étais plus

Que laisserais-je derrière moi ?

Un tas de briques à rembourser

Une voiture dont j’ai tant rêvé

Quelques larmes peut-être dans certains regards

Quelques photos/souvenirs dans le fond d’une armoire

Et c’est bien peu finalement, mais ce n’est que moi

 

Et si je savais que demain je ne serais plus

Que voudrais-je laisser ?

Juste ces quelques vers…

 

Quand on aime il faut le dire, l’écrire, le montrer

Quand on aime il ne faut pas compter

Quand on aime il faut donner, se donner, pardonner

Quand on aime il faut parler

Quand on aime il faut oser, se surpasser, mais ne jamais soi-même s’oublier

Quand on aime il faut écouter

Quand on aime il faut parfois se taire, se diviser, se laisser respirer

Quand on aime il faut regarder

Quand on aime il faut se laisser tenter, s’abandonner, se chavirer

Quand on aime il faut risquer

Quand on aime il faut partager, gommer, tirer des traits

Quand on aime il faut composer

Quand on aime il faut vouloir comprendre ce qui peut blesser

Quand on aime il faut Aimer 

 

Alors aimez… d’amour ou d’amitié… Mais ne laissez jamais vos sentiments filer, disparaître, s’abîmer par faute de n’avoir su les exprimer…  car une fois l’autre parti, il est trop tard…

Et même si l’on voulait recommencer, le vase aura été brisé… Certains vases sont magnifiquement recollés, mais combien ?






09:13 Écrit par Katy | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

10/06/2005

Ces cieux qui voient tout et ne disent rien

Regard vers le ciel…

La lune est ronde et pleine

Et moi je suis si vide… vide comme on peut l’être parfois par trop de peines

Si vide et avide de comprendre, de savoir le pourquoi de mes chaînes

Et j’erre, je vogue, je divague

Qui suis-je, que suis-je encore ?

Une bogue trop ouverte, écrasée, reposant sur ses quelques épines

Les restes d’une coquille oh combien fragile

Nombre incalculable de jours à jouer au saule pleureur

Nombre invraisemblable de nuits à recoudre mon cœur

A vouloir sauver mon être qui se fêle

A vouloir oublier ces tessons de bouteilles…

 

Regard vers le ciel…

L’étendue céleste scintille de mille feux

Et moi je souris comme je peux

J’avance vaille que vaille sur ces pontons de fortune

Laissant au loin les images qui mes yeux embrument

Mais loin derrière est encore bien trop près

Avec toujours cette impression de sentir le couperet

Lame tranchante, incisive, fatale

Rupture des canaux, insuffisance « vainale »

Je te vois, je te sens, je te touche du bout des doigts

Toi que des milliers de kilomètres séparent de moi

Toi qui est marqué sur ma peau, comme se marque les animaux

Toi que je traite du plus grand des salauds…

 

Regard vers le ciel…

Les nuages se bousculent pour charrier le soleil

Et moi je les contemple et moi je m’émerveille

Nature morte et moi toujours vivante

Corps inerte, jambes pourtant tremblantes

Je plonge dans ces cieux qui voient tout et ne disent rien

Je m’y perds et me faufile jusqu’à d’autres lendemains

L’innocence vient de se dissoudre, l’amertume se cristallise

Et moi je traîne les pieds et je m’enlise

Le destin s’est arrêté sur le pas de ma porte

22 ans déjà, la douleur toujours aussi forte

Une pensée aujourd’hui pour toutes ces âmes perdues

Qui comme la mienne voyagent entre ombres et déconvenues…




01:53 Écrit par Katy | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

05/06/2005

Un week-end tatoué dans 2 coeurs...

Drogue douce mais drogue quand même

Cette habitude qu’est le virtuel

Besoin de consulter ses commentaires et ses mails

Envie de laisser des traces et des bouts de soi-même

 

Rencontres du bout des doigts courant sur un clavier

Liens superficiels ou précieuses amitiés

Des visages et des voix qu’on vient imaginer

Au fil du temps, des sentiments postés

 

Monde à part,  laissant court à l’imagination

A travers un écran où se fondent les illusions

Vrai ou faux, il ou elle et nos impressions

Echanges d’idées, de mots, d’avis, de chansons

 

Drogue douce mais drogue quand même

Ce monde tellement artificiel

Relations de quelques touches qui s’emmêlent

Evasion dans cette vie à problèmes

 

Ecrire ses joies, ses doutes et ses peines,

Les partager avec d’étranges inconnus, par centaines

Déposer chez chacun une pensée, un conseil

Y passer des soirées et des nuits, raccourcissant son sommeil

 

Livrer ses maux pour se sentir moins seul

Pour éviter de mourir las, dans son triste fauteuil

Tisser des toiles d’amour et d’humour  sur les seuils

Et faire du net d’humbles et précieux recueils

 

Drogue douce mais drogue quand même

Ces vies rattachées à l’aide d’un modem

Comme il est bon parfois de revenir au réel

De serrer dans ses bras les pseudos que l’on aime…



23:45 Écrit par Katy | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook |