10/06/2005

Ces cieux qui voient tout et ne disent rien

Regard vers le ciel…

La lune est ronde et pleine

Et moi je suis si vide… vide comme on peut l’être parfois par trop de peines

Si vide et avide de comprendre, de savoir le pourquoi de mes chaînes

Et j’erre, je vogue, je divague

Qui suis-je, que suis-je encore ?

Une bogue trop ouverte, écrasée, reposant sur ses quelques épines

Les restes d’une coquille oh combien fragile

Nombre incalculable de jours à jouer au saule pleureur

Nombre invraisemblable de nuits à recoudre mon cœur

A vouloir sauver mon être qui se fêle

A vouloir oublier ces tessons de bouteilles…

 

Regard vers le ciel…

L’étendue céleste scintille de mille feux

Et moi je souris comme je peux

J’avance vaille que vaille sur ces pontons de fortune

Laissant au loin les images qui mes yeux embrument

Mais loin derrière est encore bien trop près

Avec toujours cette impression de sentir le couperet

Lame tranchante, incisive, fatale

Rupture des canaux, insuffisance « vainale »

Je te vois, je te sens, je te touche du bout des doigts

Toi que des milliers de kilomètres séparent de moi

Toi qui est marqué sur ma peau, comme se marque les animaux

Toi que je traite du plus grand des salauds…

 

Regard vers le ciel…

Les nuages se bousculent pour charrier le soleil

Et moi je les contemple et moi je m’émerveille

Nature morte et moi toujours vivante

Corps inerte, jambes pourtant tremblantes

Je plonge dans ces cieux qui voient tout et ne disent rien

Je m’y perds et me faufile jusqu’à d’autres lendemains

L’innocence vient de se dissoudre, l’amertume se cristallise

Et moi je traîne les pieds et je m’enlise

Le destin s’est arrêté sur le pas de ma porte

22 ans déjà, la douleur toujours aussi forte

Une pensée aujourd’hui pour toutes ces âmes perdues

Qui comme la mienne voyagent entre ombres et déconvenues…




01:53 Écrit par Katy | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Commentaires

Bel écrit mais je sens la tristesse dans ces mots. Il n'est pas facile de vivre comme on le voudrait, dés que l'on sort des "normes" imposées par plusieurs siécles de préjugés.

Écrit par : nat | 10/06/2005

merci pour le réconfort en fin de texte, car vivre un amour impossible est si dur

Courage à toi

Bisous

Écrit par : eyes | 10/06/2005

...... ne traine pas les pieds,avance d'un pas decisif,dépasse les gens sur cette route sinueuse,et ce sont eux qui te suivrons,car apres la route est belle.
au plaisir

Écrit par : sarde | 10/06/2005

un jour viendra... où tu retrouveras la quiétude,la paix intérieure que tu recherches et que nous recherchons tous d'ailleurs...

Écrit par : coco | 10/06/2005

Superbe Ecrit ! Je reste figée sur cette dernière phrase :
- Le destin s’est arrêté sur le pas de ma porte ...
Ma chère katy, je ressens beaucoup de tristesse dans ce texte.
Ouvre cette porte que le destin t'apporte enfin une rivière d'amour et de tendresse, referme les portes de ce passé, tu te fais du mal pour Rien...
Je t'envoie avec tout mon coeur, mon plus beau sourire.
Je t'embrasse très très fort, et je vais à nouveau me délecter de tes mots qui malgré TOUT sont si Beaux.

Écrit par : Frany | 11/06/2005

....entre ombres et déconvenues... écris-tu !!
L'ombre est aussi le reflet d'une autre lumière, celle qui se projette sur les murs de la caverne de Platon, de nos lieux clos , de nos yeux figés dans une dimension étroite.
Quand aux déconvenues , elles sont les blessures intimes de paris sur l'illusoire, l'impossible incarnation des scénarios de l'âme, les rendez-vous manqués de nos propres mondes parallèles.....
Mais si elles n'existaient pas, ni la lumière ni l'espérance ni la foi ni l'amour n'auraient de sens....
Ces valeurs là valent sans doute que tu prennes encore et encore le risque de cette souffrance, le risque de la vie, mais aussi le risque du bonheur

Écrit par : Muffy | 11/06/2005

et bien !!! s'est positif !!!! le moral !!!!

tu nous fais quoi,semi-deprime ,l'automne est passée , l'été approche ca va éclairssire ta vie et tes pensées ......
bisous ma cherie

Écrit par : val | 11/06/2005

ouais pffff Je pense à toi....

Écrit par : Marie | 11/06/2005

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